Film « Frères de coeur »

Prix France Transplant 2020 attribué au Docteur Alice Koenig

Le prix France Transplant – MTRL 2020 a été décerné, le 16 juillet à Mme le Docteur Alice Koenig, médecin chef de clinique en transplantation d’organes et chercheuse à Lyon, pour son travail “Missing self triggers NK cell-mediated chronic vascular rejection of solid organ transplants” réalisé dans le laboratoire INSERM 1111 du CIRI de Lyon..

Agée de 36 ans, le Docteur Alice Koenig a réalisé un remarquable travail de recherche permettant de mieux comprendre et traiter certains rejets de greffe.

Les rejets chroniques peuvent survenir quelques années après la transplantation d’un organe qu’ils détruisent progressivement, obligeant le malade à subir une deuxième transplantation.

Alice Koenig a identifié un mécanisme, précédemment non reconnu, responsable d’environ la moitié de ces rejets chroniques. Ce sont les cellules NK (« Natural Killer ») du receveur qui sont les agents de cette variété de rejet, laquelle pourrait être inhibée par un traitement à l’évérolimus.

de gauche à droite : Prof Jean-Louis Touraine, Président de France Transplant ; Dr Alice Koenig, lauréate du prix ; Romain Migliorini, Président de la MTRL.

de gauche à droite : Thierry Thevenet, MTRL ; Prof Jean-Louis Touraine, Président de France Transplant ; Dr Alice Koenig, lauréate du prix ; Romain Migliorini, Président de la MTRL ; Dr Maud Rabeyrin.

de gauche à droite : Thierry Thevenet, MTRL ; Prof Jean-Louis Touraine, Président de France Transplant ; Dr Alice Koenig, lauréate du prix ; Romain Migliorini, Président de la MTRL ; Laurent Mermet, Dr Maud Rabeyrin.

Enquête nationale réalisée par France Transplant

Le « Plan greffe 2017-2021 » assigne un objectif ambitieux : atteindre au moins le nombre de 7 800 transplantations d’organes en France dès 2021.

En effet, malgré tous les efforts réalisés par les professionnels, malgré l’élan de solidarité généré dans la société par de nombreuses associations, malgré la révision périodique des textes officiels, les besoins augmentent beaucoup plus vite que les réalisations, en matière de transplantation d’organes, notamment du rein.

En 2017, la barre des 6 000 transplantations d’organes a, pour la première fois, été franchie en France : 6 105 greffes, c’est-à-dire le double de l’activité réalisée il y a 20 ans.

Dans la même période cependant la liste d’attente des malades inscrits pour une transplantation a presque quadruplé, pour atteindre 23 828 patients. Chaque année, en effet, le nombre des inscrits outrepasse très largement celui des malades greffés (figure 1).

Les conséquences de ce hiatus sont graves : 500 à 600 patients, inscrits sur les listes d’attente, meurent chaque année, faute d’avoir été greffés. D’autres, aussi nombreux, sont retirés des listes car, avec le temps, leur état s’est aggravé : ils sont devenus « non opérables ».

Soyons conscients du fait que, parmi les 23 828 patients en attente, plus de la moitié ne pourrons vraisemblablement pas recevoir le traitement escompté.

Afin d’identifier les principaux facteurs limitant l’extension souhaitable des transplantations, l’association France Transplant a initié en 2018- 2019 une enquête nationale auprès des centres de greffe de rein chez l’adulte.

Voici le rapport détaillé de l’enquête